Le four est le cœur du camion, et c'est un choix qu'on ne refait pas tous les ans. Bois, gaz ou électrique : chaque énergie a ses partisans convaincus et ses déçus. On n'a pas d'avis à te donner là-dessus, c'est ton métier. On a rassemblé les arguments qu'on entend, et on aimerait lire les tiens.
Le bois
Le goût, la flamme visible, l'image : beaucoup de clients viennent pour ça. En face, le poids du four, le stock de bois à transporter et à garder au sec, les cendres, la montée en température qui commence bien avant le service, et certaines communes ou certains sites qui ne l'acceptent pas. L'assurance peut avoir son mot à dire.
Le gaz
La souplesse : chauffe rapide, température régulière, pas de bois à gérer. Les contraintes : les bouteilles de propane à stocker et à changer, le contrôle de l'installation, les attestations demandées par les assureurs et certaines mairies, et le sentiment, pour une partie de la clientèle, que « ce n'est pas un vrai four ». Certains fours mixtes bois et gaz existent, avec leurs partisans.
L'électrique
Propre, silencieux si on a un branchement, précis. Mais il faut la puissance : soit un raccordement sur place que l'emplacement n'a pas toujours, soit un groupe électrogène qui pèse, consomme et fait du bruit. Sur une place de village le soir, le bruit du groupe compte.
Les questions qui reviennent
- Combien de pizzas à l'heure tu sors vraiment avec ton four, en plein coup de feu.
- Le temps de chauffe avant le service, et ce que ça te coûte en énergie.
- Le poids du four et ce que ça change pour le permis et la charge utile du camion.
- Ce que tu as dû prouver à l'assureur ou à la mairie.
- Ce que les clients te disent du goût, selon l'énergie.
Tu as quoi dans ton camion, depuis combien de temps, et si tu changeais demain, tu prendrais quoi ?